Le Touquet en collection · 10/12

Le Marché couvert

Un panier à remplir, une façade à admirer, une conversation qui se prolonge… Au Marché couvert, le patrimoine se découvre au rythme de la vie locale.

Illustration du Marché couvert du Touquet, avec son arche centrale et les étals animés
Le Marché couvert, vu à travers notre collection illustrée. Une interprétation artistique du lieu.

Un rendez-vous au cœur du Touquet

On peut y venir avec une liste de courses. On peut aussi simplement suivre ses envies : choisir de quoi préparer le déjeuner, regarder les fleurs, s’arrêter devant un étal ou prendre le temps de discuter. C’est cette liberté de flâner que notre carte cherche à retenir.

Les halles accueillent les produits alimentaires, tandis que les étals extérieurs proposent aussi des vêtements et des accessoires. Le lieu réunit ainsi les petites habitudes du quotidien et le plaisir des vacances. [3]

Une histoire née dans l’entre-deux-guerres

En 1927, la municipalité lance un concours pour créer un marché couvert sur la place de la Demi-Lune. Le projet retenu est celui d’Henri-Léon Bloch ; la notice de protection mentionne également l’architecte Nénot. [1, 2]

Le dossier technique est approuvé en 1929 et les marchés de travaux sont signés en 1931. L’Inventaire situe l’achèvement en 1932, année également donnée pour l’inauguration par l’Office de tourisme. La réception des travaux intervient en mars 1933 selon la notice de protection : ces dates désignent des étapes différentes du projet. [1, 2, 3]

Le marché est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 24 janvier 1996. [2]

Une arche entre deux perspectives

Sa forme en demi-cercle accompagne la place. Au centre, la grande arche enjambe la rue Jean-Monnet et ouvre des vues vers la mer d’un côté, vers le jardin d’Ypres de l’autre. Cette ouverture fait du bâtiment un passage autant qu’un repère dans la ville. [1]

Le style néo-régionaliste se lit dans les toitures de tuiles et le décor de faux pans de bois. Sous cette apparence traditionnelle, la construction emploie aussi le béton, avec un soubassement en pierre. [1]

Trois détails à regarder autrement

  • L’horloge : elle se loge dans l’avancée vitrée qui domine la grande arche.
  • Les arcades : leurs ouvertures arrondies rythment la galerie autour de la place.
  • Le bleu et le blanc : l’Inventaire décrit ces couleurs sur les céramiques des étals, des piliers et du fond de la galerie. [1]

Le lieu en photographies

Le marché et l’église vus depuis le jardin d’Ypres en 2003
Le marché et l’église depuis le jardin d’Ypres, 6 juillet 2003. Photo : Bernard Leprêtre, via Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0. Photographie non retouchée.
Document photographique intitulé L’intérieur du marché, partagé par AntonyB
« L’intérieur du marché ». Image partagée par AntonyB sur Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Photographie non retouchée. La date de publication du fichier ne permet pas à elle seule de dater la scène.

Pour votre prochaine promenade

Repérez le croisement des rues de Metz et Jean-Monnet. Prenez un peu de recul pour observer l’ensemble, puis approchez-vous de l’arche et des galeries. Un jour de marché, laissez aussi de la place à l’imprévu : une découverte gourmande peut devenir un souvenir de séjour.

Pour les jours et modalités de tenue du marché, consultez les informations de l’Office de tourisme avant votre visite.

Sources et crédits
  1. Inventaire du patrimoine — IA62000131
  2. Protection au titre des monuments historiques — PA62000005
  3. Office de tourisme — Flâner sur le marché

Recherche documentaire du 1er novembre 2026. Les références entre crochets renvoient aux sources ci-dessus. Les photos restent soumises à leurs licences respectives ; l’illustration de la collection est distincte des documents photographiques.